Le Sénégal et l’Italie s’engagent vers une coopération pragmatique et stratégique.
À l’heure où la géopolitique mondiale impose une redéfinition des alliances stratégiques, la diplomatie économique s’affirme plus que jamais comme le levier principal de la souveraineté nationale et du développement endogène. C’est dans cette dynamique de reconfiguration que s’inscrit la rencontre de haut niveau tenue le 15 janvier 2026 à Rome dans le bureau de l’ambassade entre Monsieur Alessandro Bertoldi, Directeur Exécutif de la prestigieuse institution Friedman, et Son Excellence Monsieur Ngor Ndiaye, Ambassadeur de la République du Sénégal en Italie. Cette concertation dépasse le cadre protocolaire pour jeter les bases d’une collaboration opérationnelle et ambitieuse entre les deux nations.
Au centre des échanges, la reconnaissance du” modèle sénégalais” a constitué un point d’ancrage majeur. Dans un environnement régional en profonde mutation, le Sénégal confirme son statut de pôle de stabilité institutionnelle et de terre d’opportunités pour les investisseurs internationaux. L’Institut Friedman, voix autorisée du libéralisme économique en Europe, a salué les efforts constants de Dakar pour promouvoir un État de droit favorable à la liberté d’entreprendre. Cette convergence de vues sur les vertus du marché et de la sécurité juridique est le prérequis indispensable pour attirer non seulement les capitaux, mais aussi les partenariats technologiques de l’industrie italienne vers notre tissu économique.
Toutefois, la vision partagée à Rome ne se limite pas à l’attraction des flux financiers. Les discussions ont mis en exergue une priorité absolue : la valorisation du capital humain. La productivité locale, l’éducation, le renforcement de l’entreprenariat féminin et la formation technique ont été identifiées comme les véritables moteurs d’une croissance durable.
L’Italie, riche de son savoir-faire industriel et de son réseau de PME d’excellence, se positionne dès lors comme un partenaire stratégique pour accompagner la montée en compétence de la jeunesse sénégalaise, transformant le défi démographique en dividende économique.
En définitive, cette rencontre marque le prélude d’un parcours structuré et méthodique. Loin des effets d’annonce, les parties ont convenu d’élaborer une feuille de route rigoureuse visant à densifier les échanges entre les institutions et les entreprises des deux rives de la Méditerranée.
L’axe Dakar-Rome se renforce ainsi, non dans une logique d’assistance, mais dans celle d’un co-développement respectueux et pragmatique. Il appartient désormais aux décideurs et aux capitaines d’industrie de saisir cette main tendue pour concrétiser, par des projets tangibles, cette nouvelle ère de coopération.

