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DIPLOMATIE

La CEEAC au cœur de la Jeunesse africaine, moteur de Paix et de Développement.

La Capitale Economique de la République du Burundi a accueilli les 11 et 12 Décembre 2025, le 4e Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité. Placée sous le haut patronage de Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et champion de l’Union africaine pour la Jeunesse, cette édition a insisté sur l’autonomisation concrète des jeunes dans les secteurs clés.
Lors de ce rassemblement continental pour la jeunesse, des représentants de l’Union africaine, des organisations régionales, des hauts cadres et des jeunes venus de tout le continent ont participé à cet événement et échangé sous le thème : « Au-delà des discours : l’autonomisation et l’engagement des jeunes dans le développement durable, les systèmes agro-alimentaires et les chaînes de valeur minières, un moteur essentiel de l’agenda continental jeunesse, paix et sécurité ».

Les jeunes : une force active, pas seulement un potentiel
Plusieurs intervenants ont salué l’engagement du Burundi. Le Président du Conseil national de la jeunesse burundaise, le Dr Thierry Ingabire, a souligné le « leadership visionnaire » du président Ndayishimiye. Il a affirmé que la jeunesse burundaise n’est plus une simple force potentielle, mais « une force active ». Il a également remercié le gouvernement pour la ratification de la Charte africaine de la jeunesse.
Monsieur Moumouni Diallo, Président de l’Union panafricaine de la jeunesse, a abondé dans le même sens. Il a rappelé que « rien de grand ne peut se construire sans la paix et la sécurité ». Pour lui, cette paix ne peut être atteinte sans l’engagement actif des jeunes, qu’il a invités à être « des vecteurs et des acteurs de la paix ». Il a aussi appelé les gouvernants à œuvrer pour l’employabilité des jeunes.

La CEEAC salue le leadership du Burundi en faveur des jeunes


Pour l’Ambassadeur Dr. Ezéchiel Nibigira, Président de la Commission de la CEEAC, cette édition illustre la capacité du pays à transformer une initiative continentale en un espace vivant de dialogue, d’analyse et d’ambition pour la jeunesse africaine. « Elle confirme le rôle moteur du Burundi dans la construction de solutions africaines pour la paix, la sécurité et l’épanouissement des jeunes », a-t-il ajouté.
Selon lui, ce rendez-vous n’est plus une simple rencontre institutionnelle. Il constitue une véritable plateforme d’engagement et de mobilisation de la jeunesse du continent pour la construction de l’Afrique.
S’adressant aux jeunes, l’Ambassadeur Dr. Ezechiel Nibigira a déclaré : « Cette dynamique fait de vous la première force sociale, économique, culturelle et technologique de notre avenir, et place sur vos épaules une responsabilité historique : bâtir une Afrique plus stable, plus innovante et plus prospère.»

« L’Afrique doit miser sur son leadership endogène »

Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi lors de son allocution, le 12/11/2025 ©2025


Dans son discours, Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi a rappelé une donnée cruciale : les jeunes représentent près de 70 % de la population africaine. Cette réalité exige, selon lui, une stratégie adaptée.
Face aux troubles internes qui secouent certains pays, parfois liés à la pauvreté, il a appelé à chercher « des solutions durables ». « L’avenir des nations africaines passera par la valorisation du leadership endogène », a-t-il déclaré. Il a défini la paix comme le fait d’avoir « un bon cœur et de bons sentiments envers autrui », sentiments qu’il faut cultiver en créant une « indépendance financière ».
Il a insisté sur la nécessité pour les États de mettre en place des cadres légaux et institutionnels favorables aux jeunes, et a appelé ces derniers à la discipline et à se fixer des objectifs clairs.

Constats et solutions : emploi, paix et autonomisation


Les travaux ont débuté par la présentation des rapports des ambassadeurs africains de la jeunesse pour la paix. Leur constat est unanime : le chômage et la précarité économique sont les principaux défis de la jeunesse, aggravés dans certaines zones par l’instabilité politique et l’insécurité. Ils ont lancé un appel à l’Union africaine pour qu’elle soutienne résolument l’épanouissement économique des jeunes.Des exemples concrets d’autonomisation ont été présentés, comme le Programme d’Autonomisation Économique et d’Emploi pour les Jeunes (PAEEJ) au Burundi. Depuis 2021, ce programme a formé près de 45 000 jeunes, financé des milliers de projets et contribué à créer des dizaines de milliers d’emplois.

Une table ronde sur les stratégies d’autonomisation a identifié plusieurs pistes :

  • Favoriser un changement de mentalité.
  • · Faciliter l’accès aux marchés internationaux.
  • · Promouvoir les partenariats public-privé.
  • · Développer massivement les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
  • · Encourager le réseautage.
  • Les défis restent nombreux : manque de vision chez certains jeunes, conflits politiques, accès limité aux TIC, fuite des cerveaux et faible représentation des jeunes dans les instances de décision.

L’agro-alimentaire et les mines, piliers de la stabilité


Un axe majeur des discussions a porté sur l’autonomisation des jeunes dans les secteurs minier et agro-alimentaire, présentés comme des piliers pour la stabilité et le développement durable en Afrique. Les experts ont exploré comment intégrer les jeunes dans ces chaînes de valeur pour bâtir une paix durable et une prospérité inclusive.

Les jeunes, architectes de l’avenir de l’Afrique


Au-delà des chiffres et des discours, ce 4e Dialogue continental a envoyé un message fort : il est urgent de passer des paroles aux actes. Les jeunes ne doivent plus être perçus comme une simple catégorie démographique ou un problème à résoudre, mais comme les principaux acteurs du changement positif, du dialogue, de la paix et du développement économique du continent. Le pari est clair : en offrant aux jeunes un cadre juridique propice, un accès à la formation, au financement et aux marchés, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agro-alimentaire et les mines, l’Afrique peut transformer son défi démographique en un formidable atout pour assurer sa sécurité, sa stabilité et son avenir.

SOURCE: CEEAC